lundi 8 décembre 2008

c'est pas l'heure de new order, là?

c'est la phrase qu'on disait toujours avec blondie, quand on avait atteint le shot de trop, l'hiver dernier.
on ricanait bourrées, adossées à la colonne devant le bar du polack, et on attendait le moment où on pourrait chopper son regard de barman entamé (faut pas croire qu'on buvait seules, ni qu'on les commandait pour de vrai, les shots) et on hurlait le plus souvent, parce que faut pas croire (2) qu'on arrivait à maîtriser le volume de nos paroles embrumées...

"c'est pas l'heure de new order, là????"

parce que je connaissais rien de meilleur que cette chanson, dans le bar qui se vidait, limite on aurait dansé sur le zinc, si j'avais assumé ma putafrangitude.

En vrai, j'en connais qu'une qui le fait pour de vrai et avec classe, de danser sur le comptoir. et comme de par hasard, c'est elle qui m'envoie ça aujourd'hui (merci):


je peux qu'enrager d'avoir pas connu ce truc énormissime, mon hiver 2007 aurait peut être encore plus glam (hum) (j'aurais même mis des bottes à talons rien que pour pouvoir me la raconter la dessus)

mercredi 3 décembre 2008

upside/down

on fait tout à l'envers, le cul avant le ciné, l'enfant avant la fin du premier mois
je le connais depuis 10 ans, et j'en suis encore à rougir quand je parle de lui à mes collègues...

on finira peut être par se draguer quinquagénaires.



mardi 2 décembre 2008

Post post hibernation

Mon "si je meurs demain", ça fait au moins une semaine qu'il est dans ma tête, le tribute to pixie tributing to carlos, mon épitaphe à moi, parce que oui, c'est une jolie idée.
(alors)
Moi, si je meurs demain, j'aurais chanté du Michel Sardou dans un karaoké chinois, mais jamais porté vraiment de chaussures de fille, j'aurais pas eu le temps d'appeler mon fils Zadig, je ne saurais pas si j'ai eu raison d'y croire si fort parfois. Si je meurs demain, j'aurais roulé des pelles à au moins deux rouquins, un israelien, et quelques autres, mais zéro brésilien, j'aurais essayé la peinture, la sculpture, l'agriculture, l'écriture, la relecture, j'aurais joué (très mal) du piano, et démontré au monde mon incapacité totale à chanter juste, et à faire du théâtre. Si je meurs demain, j'aurais passé plus de temps à le connaître qu'à le toucher en vrai, plus de temps à être son amie qu'à coucher avec lui. Si je meurs demain j'aurais enterré léon, réveillé quelques démons, combattu ma peur de l'obscurité, trouvé une famille, perdu certaines amitiés que je pensais solides, mais aucun des kilos accrochés à mes hanches, mes bouées sauveuses qui me servent autant d'excuses que de paravent.
Si je meurs demain, j'aurais noyé ma mélancolie dans l'alcool, la musique, les mots des autres et les miens, j'aurais suffoqué parfois, crispée de ne pas y arriver, jamais, j'aurais souri aussi, j'aurais tenté de voir 'the big picture' comme Bailey dans grey's anatomy, m'envoler, m'écraser, m'apitoyer. J'aurais été encore une fois cette fille-là, celle qui vole l'homme d'une autre, encore une fois. (Si je meurs demain, je me réincarnerai en crotte de nez de la mer, c'est sûr.) J'aurais pleuré devant des inconnus plus que devant ceux qui comptent, j'aurais tenu sa main à elle, et senti sa main à lui sur mon épaule juste quand il fallait. Je n'aurais pas dansé en minijupe sur un bar en flammes, je n'aurais pas essayé tout ce qui était sur notre liste, mais j'aurais connu le délice de sentir que ce serait possible. Juste possible.

lundi 1 décembre 2008

l'impact de nos ex

Parce que j'en ai parlé avec le photographe drogué n°1, avec Névi, avec Pixie aussi...
Parce que c'est mon prochain chantier, celui qui va me bouffer le cerveau, celui qui peut-être va changer quelque chose, aussi.
Parce que tout m'y ramène, les chemins détournés, les mots d'enfants, les chansons qui passent, les coups dans mon estomac, aussi.

glam monday

Lien"The Secret History of Kiss" by Ron English
ok je veux retourner à San Francisco, genre, maintenant...