Anouk ne se raconte pas vraiment. Elle dit les vies des autres, de ses autres, souvent.
Quand elle parle de nous autres, quand elle parle de moi à d'autres, quand elle me parle d'autres que moi, c'est une vraie histoire. D'un coup, la lumière est plus douce. Son histoire se pose sur les plus petits détails. Ceux qui t'échappent. Son histoire t'emmène. Elle la fait sienne à tel point, je suis parfois surprise de m'y reconnaitre alors que j'y étais (en vrai).
Quand Anouk fait des photos, elle tricote aussi le réel à sa sauce, offre une résonnance aux riens qui changent tout, pose ses beaux yeux là où tu ne remarquais pas ce qui vibrait.
Dans sa vie, elle avance suivie de ceux qui l'aiment. Dans sa vie, elle suit celui qu'elle aime. Il l'emmène loin, on l'aime pas trop, pour ça.
Dans sa vie, c'est une raconteuse. Ma raconteuse.
mercredi 20 janvier 2010
vendredi 15 janvier 2010
Mail of the day
"je réécoute mano solo, ça fait 10 ans que j'avais pas eu ça dans les oreilles, j'ai envie de chialer
il était quand même plus drôle dans caméra café"
Voilà pourquoi, entre autres excellentes raisons, j'adore névi. Parce qu'elle m'écrit ça, en plein dans la torpeur de mon vendredi après-midi.
Moi aussi jle préférais dans caméra café.
Et moi aussi je fais des vannes quand jme sens un peu triste.
il était quand même plus drôle dans caméra café"
Voilà pourquoi, entre autres excellentes raisons, j'adore névi. Parce qu'elle m'écrit ça, en plein dans la torpeur de mon vendredi après-midi.
Moi aussi jle préférais dans caméra café.
Et moi aussi je fais des vannes quand jme sens un peu triste.
#salecopieur
Elle a pris toutes les précautions du monde. Je sentais bien que ça faisait un bout de temps qu'elle voulait me parler. De lui.
Mais elle se lançait pas. Moi je l'encourageais pas vraiment, parce que c'est ce qui nous a éloignées cette histoire. Toute la merde qui a suivi. Tout la merde que j'ai foutue.
Elle le voit plus. Un an et demi. Même pas un coup de fil pour son anniversaire. (enculé)
Elle a pris toutes les précautions du monde. C'était mignon.
Elle a pris toutes les précautions du monde devant le lao siam. Au milieu de la rue de belleville. Pour me dire que Léon s'était reproduit avec sa catfighteuse. Et qu'il avait lui aussi appelé son héritier Ringo.
(ironie, j'écris ton nom dans le sucre de mon prochain mojito)
Non mais überlol quoi
Mais elle se lançait pas. Moi je l'encourageais pas vraiment, parce que c'est ce qui nous a éloignées cette histoire. Toute la merde qui a suivi. Tout la merde que j'ai foutue.
Elle le voit plus. Un an et demi. Même pas un coup de fil pour son anniversaire. (enculé)
Elle a pris toutes les précautions du monde. C'était mignon.
Elle a pris toutes les précautions du monde devant le lao siam. Au milieu de la rue de belleville. Pour me dire que Léon s'était reproduit avec sa catfighteuse. Et qu'il avait lui aussi appelé son héritier Ringo.
(ironie, j'écris ton nom dans le sucre de mon prochain mojito)
Non mais überlol quoi
jeudi 14 janvier 2010
15 minutes of fame
Moi, j'ai hésité une seconde, parce qu'il y avait une autre blonde devant le bistrot. Une autre fausse blonde, sur ma droite du cadre.
Elle m'avait écrit la couleur de ses cheveux comme on se moque de soi. Avec un air de fille pas dupe. Ça m'avait fait pouffer derrière l'écran. Jsuis partie vite et bien, dans la rue du château d'eau j'ai un peu regretté mes talons. J'avais quand même l'effervescence.
La fausse blonde de droite, elle me faisait pas envie. J'ai eu un peu peur. Mais en face. Mais elle. Mais elle.
Ce qui a suivi est à elle. Je le dirai pas ici.
Juste ça
Le truc qui l'a le plus surprise, c'est que j'écris encore à la main. Parce que le reste, elle connaissait. Cet état, cette histoire, et la nostalgie de ce qu'on a pas eu le temps d'être.
Elle m'avait écrit la couleur de ses cheveux comme on se moque de soi. Avec un air de fille pas dupe. Ça m'avait fait pouffer derrière l'écran. Jsuis partie vite et bien, dans la rue du château d'eau j'ai un peu regretté mes talons. J'avais quand même l'effervescence.
La fausse blonde de droite, elle me faisait pas envie. J'ai eu un peu peur. Mais en face. Mais elle. Mais elle.
Ce qui a suivi est à elle. Je le dirai pas ici.
Juste ça
Le truc qui l'a le plus surprise, c'est que j'écris encore à la main. Parce que le reste, elle connaissait. Cet état, cette histoire, et la nostalgie de ce qu'on a pas eu le temps d'être.
lundi 28 décembre 2009
Une tranche de marbré savane.
Papy n'a pas attendu d'être veuf pour installer sa maîtresse dans le bâtiment C de son immeuble.
Papy avait des connections en Suisse, pas d'aiguilles à tricoter pour la grossesse de la petite du buraliste. pas d'aiguilles non plus pour sa maîtresse qui faisait du chantage au suicide.
Papy rentrait bourré pour le dîner, et amenait son beau-père avec lui pour l'apéro chez la Jeanine pour qu'il la ferme à table ensuite.
Papy n'était pas un mec bien en fait.
Papy a fini par se barrer avec elle. Papy a laissé sa femme crever avec un seul poumon viable. Papy a émancipé ses gamins pour qu'ils renoncent à leur héritage et leur a tourné le dos. Ainsi qu'aux autres. Papy a refait sa vie dans le bâtiment C.
Papy avait ses raisons, faut croire.
Papy avait dit qu'il arrêterait tout à 50 ans. Tout s'est arrêté juste avant ses 49 printemps. Papy ne disait plus que deux mots après son AVC.
Sympa et salaud.
Il faisait durer le "s" pendant des heures. Y'avait un suspense insoutenable. Puis la sentence. sympa. ou salaud.
Papy faisait ce qu'il pouvait.
Papy était malade. En moitiés. Papy a coupé la famille en deux. Choisis ton camp gamin. Ceux qui refont leur vie à 50 ans. et les autres. Ceux qui essayait de le voir malgré tout (le pathos, la route jusqu'à aix en provence, ses deux gamines et son horrible mégère). et les autres. Ceux qui n'arrivent pas à en vouloir à un malade. et les autres.
Papy.
sympa.
ou salaud.
Dans ma tête, il avait 25 ans, 2 enfants, une très belle femme rencontrée dans le train de banlieue. Quand il invitait ses potes francs maçons à la maison, il rentrait en souriant et posait des steacks sur la table en rentrant. Sa contribution. Il faisait du camping, fumait des clopes, roulait en DS. Des souvenirs d'avant. Des souvenirs d'un autre. Mon héritage.
Chaque fois que j'entends parler de lui c'est un peu plus difficile de garder cette image d'un bonheur périmé.
Moi je voulais juste un papy brossard qui m'aurait fait du marbré savane.
j'ai eu un antihéros. un personnage. un sujet de roman.
Je viens de là. moi aussi.
Papy avait des connections en Suisse, pas d'aiguilles à tricoter pour la grossesse de la petite du buraliste. pas d'aiguilles non plus pour sa maîtresse qui faisait du chantage au suicide.
Papy rentrait bourré pour le dîner, et amenait son beau-père avec lui pour l'apéro chez la Jeanine pour qu'il la ferme à table ensuite.
Papy n'était pas un mec bien en fait.
Papy a fini par se barrer avec elle. Papy a laissé sa femme crever avec un seul poumon viable. Papy a émancipé ses gamins pour qu'ils renoncent à leur héritage et leur a tourné le dos. Ainsi qu'aux autres. Papy a refait sa vie dans le bâtiment C.
Papy avait ses raisons, faut croire.
Papy avait dit qu'il arrêterait tout à 50 ans. Tout s'est arrêté juste avant ses 49 printemps. Papy ne disait plus que deux mots après son AVC.
Sympa et salaud.
Il faisait durer le "s" pendant des heures. Y'avait un suspense insoutenable. Puis la sentence. sympa. ou salaud.
Papy faisait ce qu'il pouvait.
Papy était malade. En moitiés. Papy a coupé la famille en deux. Choisis ton camp gamin. Ceux qui refont leur vie à 50 ans. et les autres. Ceux qui essayait de le voir malgré tout (le pathos, la route jusqu'à aix en provence, ses deux gamines et son horrible mégère). et les autres. Ceux qui n'arrivent pas à en vouloir à un malade. et les autres.
Papy.
sympa.
ou salaud.
Dans ma tête, il avait 25 ans, 2 enfants, une très belle femme rencontrée dans le train de banlieue. Quand il invitait ses potes francs maçons à la maison, il rentrait en souriant et posait des steacks sur la table en rentrant. Sa contribution. Il faisait du camping, fumait des clopes, roulait en DS. Des souvenirs d'avant. Des souvenirs d'un autre. Mon héritage.
Chaque fois que j'entends parler de lui c'est un peu plus difficile de garder cette image d'un bonheur périmé.
Moi je voulais juste un papy brossard qui m'aurait fait du marbré savane.
j'ai eu un antihéros. un personnage. un sujet de roman.
Je viens de là. moi aussi.
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