samedi 26 février 2011

Pleyel




Tu te rends pas compte, à quel point c'est le public le moins rock'n'roll de la terre. Y a même du silence entre les chansons - et c'est même pas de la consternation. Et tout le monde te regarde bizarre si tu chuchotes pas. Ça faisait bien 3 ou 4 chansons qu'on se faisait chier, quand même.
Et alors que personne ne bougeait, ni sur scène ni dans la salle, il a fallu que j'aille pisser - et chercher une autre pinte, une fraîche, tu vois.
(tu savais que les barmen de l'olympia s'appellent "pépère" entre eux? Jtrouve ça tellement MIGNON)
Eh bien, ces connards de fans de pj harvey dans leur putain de recueillement, ils voulaient pas me laisser passer. Des murs. Pourtant j'étais partie – maximum respect – dans le grand vide d'entre deux chansons. Ça m'a pris 14 minutes de remonter la salle, et il y en a pas un seul qui ne m'a pas lancé un regard de haine parce que j'osais bouger pendant que leur idole immobile vocalisait comme cette pute de Kate Bush.
Alors j'ai eu très envie d'être une anglaise bourrée en talons de douze et minijupe, tu vois, juste pour leur lancer la fin de ma pinte, et les envoyer se faire foutre en enfer où leur mère suce des bites.
Bref.
Ça s'est pas très bien passé, le concert de PJ Harvey, pour moi.

vendredi 18 février 2011

Katyperrypute






Ambiance battement d'ailes de papillon.
Si j'avais su à quel point le polack le prendrait mal, est-ce que j'aurais quand même/anyway kissed his ex-girlfriend?

Let me guess.

jeudi 10 février 2011

Feed me words

Revenir ici pour admettre qu'enterrer Léon n'était qu'un prétexte.
Bien sûr.

Revenir ici même si ça ne figurait pas sur ma liste de choses à faire en 2011.

Revenir ici et avouer que ça m'a manqué.


On va commencer par là.

jeudi 29 juillet 2010

Ici


Ça aura mis le temps mais on se sera croisés, Léon.
J'avais peur au début, de te voir par hasard, en soirée Paris c'est tout petit.
J'avais envie au début, te confronter, te défier ou t'éviter.

On s'est comportés en gens civilisés, on s'est pas parlé. Rien de grave, chacun sa vie son bureau son fils.
C'était il y a longtemps.
Y'a plus rien, tu vois.

Bien sûr tu te souviens de mon odeur.


mercredi 21 juillet 2010

The lights are shining i'm already home



Derrière la vitre jme projette.
Jvois plus tard, la maison de campagne le jardin le chien les gosses le verre de vin en rentrant du boulot les tailleurs pantalons les talons et les robes du soir. Bonjour jsuis barbie working girl, j'ai tout laissé sur la route. Jfais mon régime dukon à la cantine de Marie claire et jregarde surtout pas derrière.
Quand je marche le soir tard, que j'écoute kelis au max de mon casque, jme sens invincible, au plus haut de ma phase maniaque du moment.
Quand je voyage en bus le matin, jcolle mon front à la fenêtre j'ai 5 ans et c'était pas vraiment ça que jvoyais pour moi. Jremets kelis et je redeviens l'androide de cobra, jm'en fous de tout ça.