mercredi 21 juillet 2010
The lights are shining i'm already home
Derrière la vitre jme projette.
Jvois plus tard, la maison de campagne le jardin le chien les gosses le verre de vin en rentrant du boulot les tailleurs pantalons les talons et les robes du soir. Bonjour jsuis barbie working girl, j'ai tout laissé sur la route. Jfais mon régime dukon à la cantine de Marie claire et jregarde surtout pas derrière.
Quand je marche le soir tard, que j'écoute kelis au max de mon casque, jme sens invincible, au plus haut de ma phase maniaque du moment.
Quand je voyage en bus le matin, jcolle mon front à la fenêtre j'ai 5 ans et c'était pas vraiment ça que jvoyais pour moi. Jremets kelis et je redeviens l'androide de cobra, jm'en fous de tout ça.
jeudi 17 juin 2010
Morning saudade
Bien sur y'a son "ouais mais non les black keys ça fait trois semaines que je l'écoute ce titre" qui m'a un peu tuée. C'était pas le côté snobisme musical ta mère, parce que ca c'est plutôt mon truc faut dire.
C'était juste le constat que ça fait trois semaines que j'ai pas telechargé un mp3. Même pas un Podcast pour le métro. Rien, la diète de nouvelle musique. De toutes façons mon casque est cassé et dans celui de la pomme c'est pas la joie.
Quand j'ai vu le car airfrance tout à l'heure, j'ai eu vraiment envie de monter et de partir loin. Retourner y'a trois semaines, avant primavera, cette fois prendre de la drogue avec ramon et regarder le ciel pendant que Franck Black chante et surtout ne pas revenir. Ne pas prendre le métro avec mon nouveau sac et mon thermos de café. Ne pas rentrer là, toute seule.
Ce matin j'ai un gros chagrin, et jvoudrais juste qu'on me recoiffe et qu'on le dise encore que ça va aller.
C'était juste le constat que ça fait trois semaines que j'ai pas telechargé un mp3. Même pas un Podcast pour le métro. Rien, la diète de nouvelle musique. De toutes façons mon casque est cassé et dans celui de la pomme c'est pas la joie.
Quand j'ai vu le car airfrance tout à l'heure, j'ai eu vraiment envie de monter et de partir loin. Retourner y'a trois semaines, avant primavera, cette fois prendre de la drogue avec ramon et regarder le ciel pendant que Franck Black chante et surtout ne pas revenir. Ne pas prendre le métro avec mon nouveau sac et mon thermos de café. Ne pas rentrer là, toute seule.
Ce matin j'ai un gros chagrin, et jvoudrais juste qu'on me recoiffe et qu'on le dise encore que ça va aller.
mercredi 9 juin 2010
In it for the money
Ça fait dix jours maintenant que je travaille plus à la mine. J'ai échangé mon poste d'éternelle stagiaire contre un de chef, avec écran face au mur pour que personne ne vienne voir ce que je branle sur twitter.
A part ça, et la cantine, bien sûr, j'ai un peu de mal à kiffer la vibe.
Alors évidemment que mes copains me manquent. Et le quartier aussi (qui a dit les bars?)
Alors évidemment que telle l'eleve de première année de maternelle, dans 15 jours je pleurerai plus le matin en partant de la maison.
Peut être même que j'arriverai à m'entendre assez bien avec les mecs de la maquette (c'est toujours les gars techniques qui te sauvent). Et avec la meuf moche de l'accueil aussi.
Mais putain ça va être dur de faire de la merde comme ça tout le temps.
(tu la sens, là, ma grosse suffisance de fille qui a fait lettres modernes?)

A part ça, et la cantine, bien sûr, j'ai un peu de mal à kiffer la vibe.
Alors évidemment que mes copains me manquent. Et le quartier aussi (qui a dit les bars?)
Alors évidemment que telle l'eleve de première année de maternelle, dans 15 jours je pleurerai plus le matin en partant de la maison.
Peut être même que j'arriverai à m'entendre assez bien avec les mecs de la maquette (c'est toujours les gars techniques qui te sauvent). Et avec la meuf moche de l'accueil aussi.
Mais putain ça va être dur de faire de la merde comme ça tout le temps.
(tu la sens, là, ma grosse suffisance de fille qui a fait lettres modernes?)

mardi 25 mai 2010
Ok corral
Ça c'est vu, hein.
Tu l'as vu, jsuis sûre. Ce micro moment où j'ai essayé de me grandir. Les épaules en arrière, je tire les muscles du dos, parce que maintenant j'en ai (un peu).
Jme tiens bien droite maintenant, elle m'a bien expliqué Céline du clubmedgym. Comme si un fil tirait sur ma tête. Elle fait même le geste, Céline, avec ses deux doigts pincés au dessus du crâne. Je suis un pantin.
Je t'ai bien vue, en face, tu marches droit. Tes petites sandales vintage en cuir tressé, tes jambes un poil cagneuses au niveau articulations, ta tenue spéciale must have de Elle.
T'arrives pas si doucement.
Et toi aussi t'as vu. Comme je me suis redressée. Comme Céline m'a dit. Comme jfaisais pas le poids niveau fashion.
Mais comme j'ai assumé les tongs h&m à deux euros, mon non look uniqlo moins de vingt euros.
Je te l'ai joué à l'intox, et t'as baissé les yeux les épaules et même tes seins qui faisaient un peu la gueule.
T'as douté, tu t'es vérifiée dans la vitrine. Là t'es devenue mignonne. C'était pas difficile tu vois.
dimanche 9 mai 2010
wear sunscreen
faut que t'arrêtes de penser que t'en vaux pas la peine. qu'on se fait chier à tes côtés. que tes mollets sont trop gros ou que tes vannes ne font rire que toi. qu'on te trouve lourde ou qu'on te fuit.
il parait que même les belles ont des doutes. qu'elles se regardent dans le miroir et qu'elles se trouvent pas à la hauteur. qu'elles cherchent une main à tenir la nuit, quand il fait sombre.
il parait que même les intellectuels ne croient pas en eux. qu'ils cachent derrière leur regard inspiré et leurs poses intransigeantes des carences insoupçonnées. qu'ils avouent parfois, dans un soupir, manquer du courage de franchir la porte le matin.
il parait que même les barmans et les guitaristes se prennent des râteaux parfois, qu'il ne suffit plus de s'appeler gino et de porter une chemise entrouverte pour serrer la meuf idéale, celle avec des extensions, des talons de douze et un certain talent pour la cuisine.
il parait que même les working girls ont le blues. qu'elles vérifient cinquante fois par jour qu'elles captent bien, qu'il y a une raison technique pour laquelle elles n'ont pas d'amis et pas d'appels le week-end. que finalement, le chèque ne fait pas tout.
il parait que tous ceux que tu admires ont eux aussi besoin de quelqu'un pour leur tenir les cheveux quand ils vomissent.
faut que t'arrêtes de croire que tu vaux rien. qu'on te subit. qu'on n'ose pas te dire de la fermer. que chaque moment passé à tes côtés est douloureux.
personne ne me force.
faut que j'arrête de croire que je vaux rien. moi aussi.
il parait que même les belles ont des doutes. qu'elles se regardent dans le miroir et qu'elles se trouvent pas à la hauteur. qu'elles cherchent une main à tenir la nuit, quand il fait sombre.
il parait que même les intellectuels ne croient pas en eux. qu'ils cachent derrière leur regard inspiré et leurs poses intransigeantes des carences insoupçonnées. qu'ils avouent parfois, dans un soupir, manquer du courage de franchir la porte le matin.
il parait que même les barmans et les guitaristes se prennent des râteaux parfois, qu'il ne suffit plus de s'appeler gino et de porter une chemise entrouverte pour serrer la meuf idéale, celle avec des extensions, des talons de douze et un certain talent pour la cuisine.
il parait que même les working girls ont le blues. qu'elles vérifient cinquante fois par jour qu'elles captent bien, qu'il y a une raison technique pour laquelle elles n'ont pas d'amis et pas d'appels le week-end. que finalement, le chèque ne fait pas tout.
il parait que tous ceux que tu admires ont eux aussi besoin de quelqu'un pour leur tenir les cheveux quand ils vomissent.
faut que t'arrêtes de croire que tu vaux rien. qu'on te subit. qu'on n'ose pas te dire de la fermer. que chaque moment passé à tes côtés est douloureux.
personne ne me force.
faut que j'arrête de croire que je vaux rien. moi aussi.
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