jeudi 31 janvier 2008

Qui perd gagne

Le lundi c'est rare d'avoir la win pour de vrai. Mais parfois ça arrive.
La win tardive de 19h30 mais la win tout de même.

La win donc, parce qu'il faut bien parfois que je gagne. Et parce qu'en y pensant je ne peux pas m'empêcher de sourire, même si je sais que c'est bien dérisoire. Ce lundi j'ai appris qu'il gardait mes messages (enfin pas tous, mais certains, les importants). Lundi j'ai eu des nouvelles de Léon, toujours par les mêmes chemins pas si détournés. Mes transmetteurs bienveillants m'ont raconté cette histoire, cette histoire de Léon se faisant clouer au pilori par sa régulière, parce qu'en fouillant ses affaires dimanche elle a découvert un message de moi. Celui où je lui disais aurevoir. J'y crois pas, j'en reviens pas d'apprendre qu'il a gardé mes mots, (pas si) bien cachés dans son ordinateur. Bon, pour lui, c'est carrément la lose de se faire avoiner pour ça. Mais putain, pour moi, c'est la win!

Mais bien sûr, la win du lundi ça ne dure pas. Et voilà mardi et voilà la lose du jour pour moi, comme le revers de la médaille, le retour de baton: il m'efface de sa vie virtuelle. Il essuie derrière moi, mes traces, nos liens, les preuves, à fond dans sa parano de trompeur en pleine rédemption. Il détruit mes restes et gomme mon passage. Et je peux que regarder, le regarder recouvrir du voile (forcément pudique) de l'hypocrisie les derniers vestiges de ma présence dans son lit durant ces trois mois.

Pourtant tout le monde sait maintenant, et tout le monde s'en fout. Bon ok, pas elle.

Passons. J'ai pas envie de parler d'elle.

Donc lui. Donc Léon. Léon m'efface. J'essaie de l'enterrer et il revient, là, il réapparait pour me rayer de sa vie, pour ne pas la heurter, pour la reconquérir, pour lui replaire.

Putain je le cognerai bien, là, maintenant. Je lui casserai bien la gueule.

Apres


Apres, originally uploaded by aqui-ali.


Après c'est le titre de cette photo qui n'est pas de moi même si je dois avouer que ça me plairait bien.

C'est une photo d'étreinte, qui se passerait bien de commentaires si j'étais moins prolixe en ce moment. Mais je me soigne avec mes mots et c'est difficile d'arrêter ma logorrhée de psychopathe.

Bref. C'est une photo prise avec un temps d'ouverture que j'imagine très très long. C'est pourtant juste un couple qui baise et qui se mèle jusque dans les pixels.

Bref 2. Cette photo je m'en remets pas, comme de Léon, je passe pas à la suivante, je passe pas au suivant. Je reste comme le lapin pris dans les phares, immobile sur le bitume. Je fais que la regarder, et quand je ferme les yeux, je suis dedans. Comme Léon.

mardi 29 janvier 2008

Putain

Ce truc a déjà quatre ans et c'est toujours aussi bon.



Sia - Breathe Me



Demain, j'aurai plus la forme et je raconterai ma win d'hier et ma lose d'aujourd'hui. Mais là je peux pas....

Liquidation totale

Bon on continue un peu les fins de séries mais en moins déprimant, parce que ça va bien de déprimer le samedi soir et puis le dimanche aussi mais bon le lundi faudrait quand même voir à arrêter le délire. D'ailleurs j'avais écris un truc bien bien noir sur le dimanche et tout ça, mais j'ai pitié de moi et je le mets au rebut pour l'instant.

Donc on va solder les instantanés de Léon. Les trucs bien et bons qui n'ont de toutes façons qu'un temps, une saison en fait. Le premier qui dit une Saison en enfer prend la porte, non mais.

...

Bon il reste pas grand'chose, deux petits riens, j'ai déjà fait un peu beaucoup le tour de la question, oui je sais faudrait voir à parler d'autre chose. Ou de quelqu'un d'autre. Oui je sais.

...

Le café qui crépite. ou plutôt le café qui fait crépiter les verres en plastique. Le café trop chaud dans des putain de gobelets, c'était vraiment la classe, ça. Un breuvage surnaturel, totalement vivant et musical, qui fait presque peur. Le cri du gobelet en plastique, celui que même pas en rêve tu tiendras dans ta main avant quinze bonnes minutes. C'était toujours quinze minutes de gagnées sur la journée qui s'annonçait dure, forcément dure.

...

L'écrit. Rien se dire, jamais, mais s'écrire toujours.. S'écrire le mal-être, les malentendus, les erreurs, les blackouts, les alcools, le malheur, la merde. Tout s'écrire parce que le dire, en discuter, ça aurait été vraiment tromper, partager ça en plus, on avait dit qu'on s'aiderait jamais. Non, on s'était écrit qu'on s'aiderait jamais. Voilà. S'écrire la chaleur, sous-entendre le désir dans chaque mot. S'écrire l'envie, et l'envoyer sur son écran. Ecrire reviens. Reviens Léon. Reviens Léon, quand il était back to black. Tout écrire ce qu'on a pas dit. Attendre ses mots, ses liens, ses signes. Regarder son nom qui clignote, là, en bas. Léon est en train d'écrire. Attendre et le lire. Pas toujours le comprendre mais essayer. ou pas. Juste écrire / attendre / écrire / attendre / écrire puis attendre et écrire encore juqu'à la fin de la nuit.

lundi 28 janvier 2008

Jalousie

Parfois

je lis les mots des autres, et je renonce à écrire les miens. Et les mots de cette autre-là, je donnerai tout pour les avoir inventés. Et si j'étais un homme, je ferai tout ce que je peux pour l'épouser, elle. Alors je cite, je peux faire que ça...

if i could tell.

how funny it is
that your bed and
the smell of your body
feel more familiar to me
than my own.

words.
i am thinking
about

you

precisely


the way you
did this
with your hair
and that with
my wrists
(you know)

how you said
no
and then
moaned
and asked for

more


i am thinking

about how

i want
to hear you

come.